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Un mot de Tessières...



Prendre des vacances, c'est oublier ses soucis. Et l'un des meilleurs moyens d'oublier, c'est de connaître de nouvelles sensations. Voyager le permet, surtout lorsque c'est en Argentine, un voyage exceptionnel, exceptionnellement loin pour nous mais dans un pays exceptionnel…

Un tel pays, nous pouvons maintenant l'assurer, offre un monde de sensations: ce fut un délice pour nos cinq sens durant trois semaines. Mais la sensation la plus forte (beaucoup plus que les tours intimes d'un tango!) fut pour nous la découverte de Cayastá, le 18 février 2008.

Cela faisait de nombreuses années que nous désirions connaître la terre où s'illustrèrent quelques membres de notre famille dans la seconde partie du XIXe siècle (1). Ce fut pour nous une grande émotion que de découvrir la rue de Tessières et, ensuite, au Museo del Recuerdo, le portrait et la malle du Comte fondateur de Cayastá en 1867.

Cayastá, « une localité toujours prête à partager avec le visiteur tout ce dont elle est fière: son histoire, ses cours d'eau, ses îles, sa flore, sa faune et, tout spécialement, ses habitants » dit la publicité. C'est vrai.

Pablo Vera est notre faciliteur; nous rencontrons le maire, Marcelo Dupraz, ainsi que quelques représentants des familles d'origine, comme Dora Jagou et Norma Schaller (qui illustrent les origines françaises et suisses de la colonie); après un moment de recueillement au cimetière, le Docteur Ricardo Kaufmann nous fait l'honneur de nous recevoir dans sa maison de campagne pour nous parler de son livre relatant l'histoire des fondateurs de la colonie de Cayastá. Ce jour fut unique!

Yves de Tessières et son épouse Claude. Photo: Pablo Vera.

Yves de Tessières, son épouse Claude et le Docteur Ricardo Kaufmann. Photo: Pablo Vera.


Et maintenant nous pouvons l'affirmer: l'épopée de Léon (né en France cinque mois avant la révolution de Mai en Argentine), Marie–Sophie-Henriette et Edmond de Tessières, fut extraordinaire quand on pense à la situation qu'ils avaient occupée en France, tout comme l'épopée de Cayastá le fut, lorsque l'on prend en compte l'isolement dont Cayastá est sortie.

Nous souhaitons un grand succès au site web, aussi extraordinaire que le développement de la colonie de Cayastá.

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(1) La famille de Tessières, connue depuis 1130 en France (date du plus vieux texte où l'on parle d'elle), se multiplia en différentes branches. La branche de Boisbertrand finit en Argentine, où Léon et Marie-Sophie-Henriette arrivèrent avec leur fils Edmond en 1850.

Après la mort de sa femme, à San Carlos, Léon de Tessières de Boisbertrand fut à l'origine de la colonie de Cayastá, avec l'obtention de l'autorisation officielle d'y installer une nouvelle colonie donnée le 10 avril 1867.

Ce n'était pas la première fois que des hommes occupaient cet endroit. Déjà en 1573, Juan de Garay l'avait choisi comme lieu stratégique pour fonder la ville de Santa Fe. Mais aux environs de 1650, la ville commença à se déplacer vers l'emplacement actuel. Et quand Léon et Edmond y arrivèrent, suivis par des amis fidèles, presque tous français et suisses du canton du Valais, ils ne trouvèrent qu'une ville abandonnée.

« J'ai voulu servir le Gouvernement et le pays de toutes les forces de mon intelligence et de ma volonté, telles que Dieu me les a données » a écrit Léon. Une agglomération de cent maisons fut tracée et Cayastá fut alors présenté par un fonctionnaire de cette époque comme un exemple de croissance spontanée, ne faisant appel à aucune aide publique autre que l'attribution des terres faite à l'origine.

En 1877, Léon mourut. Edmond prit en charge la direction de la colonie. Sa porte était ouverte à tous ceux qui passaient par là et qui pouvaient y rester aussi longtemps qu'ils le désiraient. Mais cette hospitalité lui coûtera la vie une nuit de 1882...

La mort d'Edmond, le dernier comte de Boisbertrand, fut un moment particulièrement tragique, relaté dans le livre «  La Muerte del Conde  » ( La Mort du Comte) de Ricardo Kaufmann, et dans un film de la télévision de Santa Fe.

La branche de Blanzac, subsiste encore en France. Robert de Tessières de Blanzac est l'auteur d'une « Histoire généalogique de la Maison de Texières » (orthographe ancienne du nom), publiée en 2001, après de nombreuses années de recherches. La découverte, à la fin des années 1960, de la tragédie de Cayastá, suscita l'intérêt de son cousin Yves, qui étudiait alors l'Histoire et les Sciences politiques à Paris. C'est depuis ce temps-là qu'il désirait voir Cayastá. Son intérêt fut décuplé quand l'un de ses amis lui envoya une copie du film, dans les années 1990.

Ce voyage à Cayastá fut pour Yves de Tessières et son épouse Claude un véritable pèlerinage, comme vous pouvez le lire dans notre éditorial.


                                                                                           Yves y Claude de Tessières (*)


(*) Yves Tessières de Blanzac possède une parenté directe avec Edmond Tessières Boisbertrand, en étant quelque chose de pareil à cousin lointain de même. À propos de la commémoration de 126 un anniversaire de la mort du deuxième et dernier comte de la colonie Cayastá, Edmond Tessières Boisbertrand, Yves a été invité à qui développe un écrit en parlant de tel hommage. De plus, dans ce sens, un commencement est donné à une nouvelle section d'éditoriaux qui seront consécutivement publiés dans ce milieu.


Photo: Pablo Vera.


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Sitio Oficial de la Comuna de Cayastá - Provincia de Santa Fe - República Argentina